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La Mairie de Valbonne centralise et sécurise son informatique grâce à Wyse

La Mairie de Valbonne, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur a toujours cherché en matière d’informatique à réduire au maximum les environnements utilisateurs et à bénéficier d’un maximum d’autonomie vis-à-vis de ses fournisseurs. Ainsi, jusqu’en 1999, en plus d’un système central pour ses principaux applicatifs et sa comptabilité, son service informatique avait mis en place des développements spécifiques sous Access pour la plupart des outils annexes dont la mairie avait besoin. Les utilisateurs accédaient à ces outils par un ensemble de terminaux texte et de PC isolés ou en réseau.

En 1999, la municipalité décide de se faire construire un nouveau bâtiment plus moderne, ses anciens locaux étant devenus trop vieux et exigus par rapport aux besoins de ses 150 salariés et fonctionnaires.


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Dans ce contexte, le service informatique, constatant la montée en puissance d’Internet et la part de plus en plus importante de l’informatique dans les différents métiers gérés par la mairie, décide de profiter de ces nouveaux locaux pour passer l’intégralité de son informatique en réseau local. “Nous avons interconnectés nos trois sites distants par le biais de lignes haut débit au fur et à mesure de leur disponibilité sur le territoire de la commune”, ajoute Jean-Michel Tempier, directeur des systèmes d’information de la mairie.

Des contraintes importantes en matière de taille des équipes

Mais immédiatement intervient une contrainte supplémentaire : pas question de profiter du déménagement et de la mise en place de la nouvelle infrastructure pour augmenter démesurément la taille des équipes informatiques.

“Nous ne pouvions choisir de remplacer l’intégralité de notre parc par des PC, car nous en connaissions les contraintes : vie opérationnelle courte et lourdeur de gestion notamment. Il nous fallait donc trouver une solution nous permettant de s’affranchir de ce problème”, explique Jean-Michel Tempier. Connaissant le principe des clients légers, il décide donc avant le déménagement de mener un test de petite ampleur sur une dizaine de postes et un petit serveur : “afin de suivre notre philosophie habituelle, nous souhaitions que tous nos outils soient accessibles par ce biais, de la bureautique aux  logiciels métiers commerciaux ou développés en interne en passant par la messagerie”, précise-t-il.

L’ensemble des applicatifs accessibles via les clients légers

Le succès de ce test limité fut quasi total : seul le SIG de la mairie (l’applicatif ArcView) ne fonctionne pas dans l’architecture d’informatique légère. “Heureusement, cet applicatif ne concerne qu’une poignée de nos utilisateurs, pour lesquels nous avons donc déployé des PC. En outre, tous les autres utilisateurs peuvent malgré tout accéder à nos projets géographiques en environnement client léger par le biais de l’applicatif Minivue, parfaitement compatible quant à lui”, constate Jean-Michel Tempier.

Le service informatique décide donc de migrer l’intégralité de ses applicatifs en clients légers : 3 serveurs bi-Xeon cadencés à 2,4 GHz et équipés de 1,5 Go de mémoire et de Citrix MetaFrame constituent la ferme d’applications, tandis qu’un premier lot d’une centaine de Winterm Wyse sous Windows CE sont déployés. “Nous avons conservés les PC les plus récents pendant notre migration, en les équipant d’un client ICA et en les remplaçant au fil de leur obsolescence”, précise Jean-Michel Tempier. Sur cette première tranche, chaque client léger est préconfiguré par les services informatiques.

Des utilisateurs parfaitement encadrés

Tous les utilisateurs ont accès à Office. Après six mois d’ancienneté, le service informatique leur accorde également des droits d’accès à la messagerie Notes. Enfin, les applications métiers sont publiées aux seuls utilisateurs qui en ont besoin. “Globalement, nos utilisateurs n’ont accès au bureau Windows qu’en fonction de leur profil et de leurs besoins, que nous essayons de cadrer au plus près”, explique Jean-Michel Tempier. Les mécontents d’un tel encadrement ? Ce sont surtout les quelques utilisateurs qui voient leur PC remplacé par un client léger. “Et encore, les remarques qui remontent jusqu’à nous ont rarement un caractère professionnel”, signale-t-il. En matière de sécurité, aucun client léger n’est connecté directement à Internet. L’ensemble des connexions passant par des serveurs sécurisés, il n’y a aucune infection à déplorer à ce niveau là. “En fait, seuls nos quelques PC connectés à Internet font l’objet d’infections virales, qui devraient donc disparaître dans les prochains mois, avec le déploiement de nouveaux clients légers”, explique-t-il.

L’expérience accumulée sur cette première tranche permet au service informatique de la municipalité d’affiner le tir sur ses commandes suivantes. Ainsi, un nouveau serveur est commandé. En outre, la capacité mémoire de chaque machine est  portée à 4 Go, afin de gagner en réactivité. Quant aux clients légers supplémentaires (le déploiement atteint aujourd’hui 150 postes), leur configuration se fait automatiquement à la première connexion, par le biais d’une base de configuration Oracle mise en place dans l’environnement Citrix.

Une organisation plus efficace des services informatiques

Le choix d’une architecture client léger a permis à Jean-Michel Tempier de tenir ses engagements en matière de maintien des ressources humaines du service informatique : “la prise de contrôle à distance nous permet de gérer la majorité des soucis que nous rencontrons”, explique-t-il. Ainsi, 80% des déplacements ont été supprimés, tandis que l’essentiel de ceux qui restent concernent les imprimantes et les derniers PC. Avec le temps gagné, Jean-Michel Tempier a mis en place une organisation permettant au service informatique de se partager équitablement entre la hotline, la surveillance et la sauvegarde sur un tiers de leur temps, les interventions lourdes sur un deuxième tiers et la mise en oeuvre de projets lourds sur le dernier tiers : “sans les clients légers, une telle organisation aurait été difficile, puisque la hotline aurait pris le pas sur le reste de nos activités”, explique-t-il.

Un gain net en coûts de fonctionnement

Aujourd’hui, les trois sites distants sont en cours de déploiement de clients légers, maintenant qu’ils ont été  interconnectés en haut débit avec la mairie. Le service informatique réfléchit au choix éventuel de clients légers plus évolués (avec lecteur de CD ou possibilité de branchement de clés USB par exemple) sur certains postes, “tout en évaluant précisément les risques pour le système informatique”, précise Jean-Michel Tempier avant de conclure : “le choix du client léger n’a pas été pour nous dicté par des contraintes financières mais humaines. Grâce à lui, nous gagnons  davantage en coûts de fonctionnement au quotidien qu’en coûts d’investissements initiaux.”