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Dans ce contexte, le service informatique, constatant la montée en puissance dInternet et la part de plus en plus importante de linformatique dans les différents métiers gérés par la mairie, décide de profiter de ces nouveaux locaux pour passer lintégralité de son informatique en réseau local. Nous avons interconnectés nos trois sites distants par le biais de lignes haut débit au fur et à mesure de leur disponibilité sur le territoire de la commune, ajoute Jean-Michel Tempier, directeur des systèmes dinformation de la mairie.
Des contraintes importantes en matière de taille des équipes
Mais immédiatement intervient une contrainte supplémentaire : pas question de profiter du déménagement et de la mise en place de la nouvelle infrastructure pour augmenter démesurément la taille des équipes informatiques.
Nous ne pouvions choisir de remplacer lintégralité de notre parc par des PC, car nous en connaissions les contraintes : vie opérationnelle courte et lourdeur de gestion notamment. Il nous fallait donc trouver une solution nous permettant de saffranchir de ce problème, explique Jean-Michel Tempier. Connaissant le principe des clients légers, il décide donc avant le déménagement de mener un test de petite ampleur sur une dizaine de postes et un petit serveur : afin de suivre notre philosophie habituelle, nous souhaitions que tous nos outils soient accessibles par ce biais, de la bureautique aux logiciels métiers commerciaux ou développés en interne en passant par la messagerie, précise-t-il.
Lensemble des applicatifs accessibles via les clients légers
Le succès de ce test limité fut quasi total : seul le SIG de la mairie (lapplicatif ArcView) ne fonctionne pas dans larchitecture dinformatique légère. Heureusement, cet applicatif ne concerne quune poignée de nos utilisateurs, pour lesquels nous avons donc déployé des PC. En outre, tous les autres utilisateurs peuvent malgré tout accéder à nos projets géographiques en environnement client léger par le biais de lapplicatif Minivue, parfaitement compatible quant à lui, constate Jean-Michel Tempier.
Le service informatique décide donc de migrer lintégralité de ses applicatifs en clients légers : 3 serveurs bi-Xeon cadencés à 2,4 GHz et équipés de 1,5 Go de mémoire et de Citrix MetaFrame constituent la ferme dapplications, tandis quun premier lot dune centaine de Winterm Wyse sous Windows CE sont déployés. Nous avons conservés les PC les plus récents pendant notre migration, en les équipant dun client ICA et en les remplaçant au fil de leur obsolescence, précise Jean-Michel Tempier. Sur cette première tranche, chaque client léger est préconfiguré par les services informatiques.
Des utilisateurs parfaitement encadrés
Tous les utilisateurs ont accès à Office. Après six mois dancienneté, le service informatique leur accorde également des droits daccès à la messagerie Notes. Enfin, les applications métiers sont publiées aux seuls utilisateurs qui en ont besoin. Globalement, nos utilisateurs nont accès au bureau Windows quen fonction de leur profil et de leurs besoins, que nous essayons de cadrer au plus près, explique Jean-Michel Tempier. Les mécontents dun tel encadrement ? Ce sont surtout les quelques utilisateurs qui voient leur PC remplacé par un client léger. Et encore, les remarques qui remontent jusquà nous ont rarement un caractère professionnel, signale-t-il. En matière de sécurité, aucun client léger nest connecté directement à Internet. Lensemble des connexions passant par des serveurs sécurisés, il ny a aucune infection à déplorer à ce niveau là. En fait, seuls nos quelques PC connectés à Internet font lobjet dinfections virales, qui devraient donc disparaître dans les prochains mois, avec le déploiement de nouveaux clients légers, explique-t-il.
Lexpérience accumulée sur cette première tranche permet au service informatique de la municipalité daffiner le tir sur ses commandes suivantes. Ainsi, un nouveau serveur est commandé. En outre, la capacité mémoire de chaque machine est portée à 4 Go, afin de gagner en réactivité. Quant aux clients légers supplémentaires (le déploiement atteint aujourdhui 150 postes), leur configuration se fait automatiquement à la première connexion, par le biais dune base de configuration Oracle mise en place dans lenvironnement Citrix.
Une organisation plus efficace des services informatiques
Le choix dune architecture client léger a permis à Jean-Michel Tempier de tenir ses engagements en matière de maintien des ressources humaines du service informatique : la prise de contrôle à distance nous permet de gérer la majorité des soucis que nous rencontrons, explique-t-il. Ainsi, 80% des déplacements ont été supprimés, tandis que lessentiel de ceux qui restent concernent les imprimantes et les derniers PC. Avec le temps gagné, Jean-Michel Tempier a mis en place une organisation permettant au service informatique de se partager équitablement entre la hotline, la surveillance et la sauvegarde sur un tiers de leur temps, les interventions lourdes sur un deuxième tiers et la mise en oeuvre de projets lourds sur le dernier tiers : sans les clients légers, une telle organisation aurait été difficile, puisque la hotline aurait pris le pas sur le reste de nos activités, explique-t-il.
Un gain net en coûts de fonctionnement
Aujourdhui, les trois sites distants sont en cours de déploiement de clients légers, maintenant quils ont été interconnectés en haut débit avec la mairie. Le service informatique réfléchit au choix éventuel de clients légers plus évolués (avec lecteur de CD ou possibilité de branchement de clés USB par exemple) sur certains postes, tout en évaluant précisément les risques pour le système informatique, précise Jean-Michel Tempier avant de conclure : le choix du client léger na pas été pour nous dicté par des contraintes financières mais humaines. Grâce à lui, nous gagnons davantage en coûts de fonctionnement au quotidien quen coûts dinvestissements initiaux. |