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Groupe de protection sociale spécialisé sur le monde agricole, le Groupe Agrica emploie 900 personnes, dont 350 répartis sur 16 sites en régions. La majorité des sites (13 sur 16) comptent moins dune dizaine de personnes et sont reliés au siège par ligne dédiée de 512 kbps de débit. En dehors du siège, les trois sites principaux comptent quant à eux de 50 à 100 utilisateurs et sont reliés par une ligne dédiée de 2 Mbps. Traditionnellement et pour des raisons de sécurité et de consolidation des données, les fichiers de travail étaient hébergés au niveau du site central, tandis que les applications étaient installées sur les PC locaux. Il sest avéré avec le temps et laugmentation des effectifs que cette solution nétait pas confortable pour les utilisateurs, les lignes utilisées savérant trop limitées pour quils puissent accéder confortablement à leurs données qui pouvaient être très lourdes. En outre, le parc de PC reposant sur le mode locatif, les équipes informatiques passaient beaucoup de temps en déplacement, à installer ou dépanner jusquà 80 postes par trimestre, sans possibilité de simplifier la procédure en passant par une image maître, du fait de lhétérogénéité des matériels utilisés. La direction informatique du Groupe Agrica sest donc mise en quête dune solution alternative pour améliorer le confort de ses utilisateurs.
La virtualisation, seule solution pour augmenter le confort des utilisateurs
"La virtualisation du poste de travail dans le cadre dune infrastructure dinformatique légère sest vite imposée comme seule solution viable par rapport à notre système dinformation", explique Julien Mousqueton, architecte technique au sein de la direction informatique du Groupe Agrica. Dans le cadre dune telle infrastructure, les réseaux ne servent plus quà faire transiter laffichage des postes de travail, les données restant hébergées et traitées au sein du centre informatique du groupe.
Celle-ci a donc procédé à linstallation de serveurs ESX de VMware au niveau de son centre de calcul et de clients légers Wyse en tant que postes de travail pour ses utilisateurs. Les serveurs retenus sont de type quadriprocesseur, quadricore avec 128 Go de mémoire vive : "daprès nos calculs et notre expérience, cette puissance suffit pour traiter confortablement jusquà 70 utilisateurs simultanés, tout en disposant dun peu de marge en cas de panne dun serveur, les autres prenant alors automatiquement le relais", souligne Julien Mousqueton. Quant aux données, elles sont placées dans un SAN sur réseau fibre. Chaque poste de travail dispose dune image de 20 Go, créée à partir dun master : "au moment de la mise en place du projet, le système dimage globale et de snapshots par utilisateur nexistait pas. Nous envisageons cependant de passer à cette solution à terme, afin de gagner jusquà 50% despace disque par rapport à notre système actuel", détaille Julien Mousqueton.
Des clients légers fiables, peu encombrants et faciles à administrer
Au niveau des postes de travail, les PC ont été remplacés par des clients léger Wyse V10L, déployés en priorité sur les petits sites distants, où les problèmes de confort dutilisation étaient les plus criants. "Nous avons retenu ces modèles car leur système dexploitation ThinOS est très simple à administrer et à déployer, au niveau de son paramétrage", explique Frédéric Bathieux, le deuxième architecte système impliqué sur le projet. Les équipes du Groupe Agrica indiquent même ne pas avoir fait appel à une quelconque formation, sétant contentées de suivre les instructions de la documentation fournie avec les matériels, sans souci particulier. Dans le cadre dun projet de virtualisation de poste de travail, le support des périphériques locaux est crucial : le Groupe Agrica a bénéficié du soutien actif de Wyse afin de sassurer que lensemble des périphériques utilisés par ses collaborateurs seraient reconnus par la nouvelle architecture. "Les quelques problèmes rencontrés avec certains smartphones de dernière génération, graveurs ou souris optiques ont rapidement été réglés par les équipes techniques de Wyse", se réjouit Frédéric Bathieux. Quant aux serveurs dimpression locaux, ils ont été supprimés et centralisés, pour gagner en confort dadministration. Pour les utilisateurs, le passage en client léger sest traduit par une amélioration nette du confort : "en utilisation bureautique, les lignes de 512 kbps savèrent bien suffisantes pour une dizaine dutilisateurs, ce qui nétait pas le cas dans larchitecture précédente", rappelle Julien Mousqueton. En outre, le gain de place par rapport à des PC est net, les Wyse V10L pouvant être fixés au dos des moniteurs ou sous le bureau des utilisateurs. "Au quotidien, les utilisateurs nont pas le sentiment de se trouver face à un client léger, puisquils bénéficient de leur interface Windows traditionnelle", indique Frédéric Bathieux. Cest en cas de souci avec un matériel que le bénéfice est le plus flagrant : "il nest plus besoin de déplacer un technicien pour réparer un poste de travail, puisque nous avons prévu un client léger de dépannage pour chaque site distant. En cas de panne, il suffit alors de remplacer le poste défectueux par celui-ci pour être immédiatement opérationnel, là où plusieurs heures ou jours étaient nécessaires auparavant", constate Frédéric Bathieux qui rappelle que sur 200 postes installés, le Groupe Agrica na pour lheure rencontré quune panne. Un matériel a refusé de démarrer dès sa réception, et a donc été renvoyé à Wyse et remplacé sur le champ. Le Groupe Agrica na en revanche pas décidé dutiliser le logiciel de gestion de clients légers Wyse Device Manager, fourni en standard avec les V10L : "le nombre de postes déployés et la simplicité des configurations déployées fait quil ne nous est pas nécessaire, pour lheure, de faire appel à un tel outil", estime Julien Mousqueton.
Vers un basculement de 900 postes en informatique légère
On pourrait croire quen termes de consommation électrique, la puissance réclamée par les serveurs de virtualisation contrebalance les économies engendrées au niveau du poste de travail : "daprès notre retour dexpérience, même sil est clair que nous avons enregistré une hausse de la consommation au niveau de notre centre informatique, nous restons globalement largement gagnant par rapport à notre architecture précédente en termes de consommation électrique", souligne Frédéric Bathieux. Le succès de cette nouvelle architecture est dailleurs tel que le Groupe Agrica prévoit de basculer lensemble de ses postes (y compris sur les principaux sites régionaux et au niveau du siège soit 900 utilisateurs) vers une infrastructure dinformatique légère, qui sappuiera alorssur une ferme dune quinzaine de serveurs de virtualisation de postes de travail. |